Les conducteurs de voitures autonomes représentent une menace potentielle pour les chauffeurs de taxi humains à l’échelle mondiale, mais dans l’un des pays les plus densément peuplés, il pourrait s’écouler un certain temps avant que ces véhicules automatisés ne commencent à concurrencer les emplois des conducteurs humains.
Mardi, le ministre indien des transports et des autoroutes, Nitin Gadkari, a affirmé aux médias que le gouvernement indien s’opposerait à l’introduction de toute nouvelle technologie susceptible de supprimer des emplois pour les citoyens, notamment les véhicules autonomes.
Il a été rapporté par le Hindustan Times qu’il a déclaré que les voitures autonomes ne seront pas autorisées en Inde. Il a souligné qu’aucune technologie qui pourrait entraîner des pertes d’emplois ne sera permise. Il a affirmé qu’il n’est pas envisageable d’introduire une technologie qui risquerait de remplacer des emplois dans un pays confronté à un taux de chômage élevé.
D’après Gadkari, il y a un manque d’environ 22 000 conducteurs professionnels dans le pays. Le ministre des Transports envisage de donner l’opportunité aux citoyens nécessiteux de devenir chauffeurs pour pallier à cette pénurie.
Gadkari a annoncé qu’il prévoit de satisfaire la demande croissante de conducteurs en ouvrant 100 nouveaux centres de formation soutenus par le gouvernement à travers le pays. Cette initiative pourrait aboutir à la formation de 500 000 nouveaux pilotes commerciaux au cours des cinq prochaines années.
Alors que les autorités luttent pour empêcher la circulation de voitures autonomes sur la route la plus fréquentée de l’Inde, le développement de véhicules sans conducteur se poursuit à l’intérieur des frontières du pays. Des entreprises telles que le Groupe Tata et le Groupe Mahindra mènent leurs propres projets sur des voies privées, en se concentrant principalement sur la simulation des conditions routières difficiles en Inde.
Les conducteurs de voitures ne semblent pas être une certitude à ce stade, ce qui place le gouvernement indien face à un dilemme complexe : choisir entre autoriser des véhicules plus sûrs et plus efficaces sur ses routes au détriment des emplois, ou rester attaché à un mode de transport obsolète pour préserver les opportunités d’emploi pour sa population. Alors que l’Inde est l’un des rares pays à traiter directement cette question dès maintenant, d’autres pays devront également faire face aux répercussions économiques de l’automatisation à l’avenir.
Sujets abordés : Intelligence artificielle et Autoroute Cars.