Deux des principaux acteurs de la technologie pour les restaurants se réunissent.
Grubhub a annoncé jeudi son intention d’acquérir le service de livraison de repas Yelp Eat24 pour 287,5 millions de dollars en espèces. Cette nouvelle a entraîné une forte hausse du cours de l’action de Yelp à Wall Street, les investisseurs saluant l’accord.
Dans le cadre de l’entente, Yelp inclura la fonction de commande de Grubhub dans ses listes pour une durée d’au moins cinq années.
La quantité dépensée est plus de deux fois supérieure à ce que Yelp avait déboursé il y a deux ans pour le service de livraison, et en se débarrassant de cette activité, l’entreprise peut se recentrer sur son cœur de métier, à savoir le contenu.
Malgré la fourniture d’un service jugé essentiel pour la majorité des clients, Yelp a connu des difficultés au cours des deux dernières années en cherchant à trouver une manière rentable de tirer profit de cette demande. Jusqu’à présent, ses actions avaient chuté de 17 % pour l’année en cours.
Avec un rapport sur des bénéfices en forte augmentation jeudi, l’accord a fait grimper le prix de l’action de plus de 18 % lors des échanges après la clôture.
Pendant cette période, Grubhub continuera à consolider sa position dominante sur le marché de la livraison de nourriture. Eat24 n’a jamais représenté une menace sérieuse pour l’entreprise, qui détient également Seamless, AllMenus et MenuPages, mais ni eux ni les autres acteurs comme Postmates et DoorDash, qui étaient autrefois considérés comme des concurrents potentiels, ne se démarquent. Selon les estimations de Morgan Stanley, ces trois petits services contrôlent actuellement environ 2 % du marché de la livraison de nourriture, tandis que Grubhub détient 23 %.
Son unique rival sérieux est Domino, qui a réussi à atteindre une part de marché de 24 % grâce à sa technologie de commande et à son efficacité.
En dépit d’une légère baisse près de la cloche de clôture, les actions de Grubhub ont chuté d’environ 3 % lors des échanges après la fermeture du marché.
L’accord devra recevoir l’approbation de la Commission fédérale du commerce avant d’être conclu, mais il devrait être finalisé d’ici novembre.